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Le doublement du déficit énergétique pousse le gouvernement à s’ouvrir aux investissements étrangers

Alexandre BISQUERRA - 09-mars-2012 10:14:05
L’année 2011, qui a été celle de tous les bouleversements en Tunisie, aura également été une année de crise dans le secteur des hydrocarbures. Après une décennie de croissance soutenue par une progression des investissements directs étrangers (IDE) (1)  et une relance de l’exploration et de la production dans le secteur du pétrole et du gaz, la production nationale d’hydrocarbures a connu une importante baisse de régime, notamment au premier semestre de l’année (-9% par rapport à 2010 et -15% par rapport aux prévisions). Selon les informations communiquées récemment à la presse par le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), la production de pétrole brut a baissé de 12% en 2011, celle de gaz naturel de 5 à 8%. Dans le même temps, la demande nationale en produits pétroliers a également enregistré une baisse de 6,3% tandis que la demande en produits gaziers suivait en baissant de 2%. Les facteurs de cette baisse globale de la production et de la consommation nationale d’hydrocarbures sont principalement conjoncturels et liés aux suites de la révolution du 14 janvier 2011. Au premier semestre 2011, de nombreux mouvements sociaux ont bloqué les travaux de maintenance sur certains sites de production et ralenti l’avancement des projets d’exploration et les nouveaux forages (2) . Simultanément, et ce également en raison des mouvements sociaux que connaissait le pays, le secteur industriel a enregistré une baisse de sa consommation d’hydrocarbures, entrainant une baisse de la demande nationale en produits pétroliers et gaziers. Cette baisse de la demande n’a cependant pas été suffisamment forte pour équilibrer celle de la production et empêcher une hausse attendue du déficit de la balance énergétique. Conséquence directe de la baisse de la production nationale d’hydrocarbures, le déficit de la balance énergétique du pays a quasiment doublé. Le bilan d’énergie primaire se solde en effet en 2011 par un déficit de presque 1 million de tonnes équivalent pétrole, contre 0,5 Mtep, l’année précédente. Dans un contexte international de hausse des prix de l’énergie et compte-tenu des subventions à la consommation des hydrocarbures, l’augmentation du déficit de la balance énergétique tunisienne pose des défis importants à la nouvelle Tunisie. Actuellement, la compensation des hydrocarbures coûterait à l’Etat tunisien la somme de 1400 MDT, soit 720 MEUR.   Attendue, la reprise des investissements directs étrangers pourrait apporter une première solution en contribuant à résorber le déficit de la balance énergétique. Amorcé au début des années 2000, le creusement du déficit énergétique de la Tunisie a en effet été contenu par la mise en exploitation, rendue possible par d’importants investissements étrangers, de nouvelles ressources pétrolières et surtout gazières. Ainsi la mise en production en décembre 2009 par British Gas Tunisia (BGT) du champ gazier d’HASDRUBAL (100 millions de pieds cubes/jour) (3)  a favorisé le rebond de la production de gaz naturel (+20,8%). Combinée à la reprise des redevances perçues sur le gaz naturel algérien (+24,7%), ce-dernier a nettement contribué à la baisse de 0,2Mtep du déficit énergétique enregistrée en 2010. Après une année difficile qui a vu les investissements dans l’exploration et le développement des nouveaux gisements baisser de 1627 à 1399 MDT (838 à 720 MEUR), les autorités escomptent une remontée à hauteur de 2597 MDT (1337,5 MEUR) en 2012. A l’appui de ces prévisions vient la relance de projets gelés avant même les événements de l’année 2011 ou retardés par la révolution. Ainsi, des travaux de prospection devraient être lancés sur 24 nouveaux sites tandis que l’objectif du forage de 75 nouveaux puits affiché avant la révolution est maintenu (près de 50 nouveaux puits ont déjà été forés depuis 2009). En amont, les efforts seront également axés sur l’exploitation des petits et moyens gisements afin de consolider la production de pétrole (4) . En aval, le projet d’une nouvelle unité de raffinage à la Skhira a été relancé, notamment avec des investisseurs privés qataris. Les études initiales devront cependant être actualisées et la capacité de production revue (5) . Ainsi la production nationale d’hydrocarbures devrait reprendre son cours en 2012 pour atteindre 6,74 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) contre 6,42 MTEP l’année précédente. Les premières tendances, relevées au cours du mois de février 2012, indiquent ainsi une nette reprise, la production atteignant 73 mille barils par jour, contre 65 mille barils, en janvier 2011. La Tunisie pourrait importer, au cours de 2012, 300 mille tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL), 300 mille tonnes d’essence et 1 million de tonne de Gasoil, des chiffres correspondant globalement au niveau de ceux des années précédentes tout en prenant en compte une légère augmentation des importations d’essence. Sources : 04/03/2012 [Leaders] et 05/03/2012 [Investir en Tunisie] Analyse et Potentiel de Marché « Le pétrole et le Gaz en Tunisie », Bureau Ubifrance de Tunis, 2011  (1) En 2010, selon l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (APIE), l’analyse sectorielle des flux des IDE révèle une forte concentration sur le secteur énergétique enregistrant 1317,1 MDT (678,3 MEUR) et représentant 60,8%. (2) En raison de l’instabilité politique au niveau national et régional, le programme de forages (il était initialement prévu d’entreprendre le forage de 16 puits d’ici à fin 2011) a pris du retard au cours du premier semestre 2011. (3) BGT fournit en 2010 à lui seul plus de 50% du gaz tunisien. (4) 54 permis d’exploration sont en cours et 32 concessions sont en exploitation. (5) Par ailleurs un certains nombres d’obstacles à la réalisation du projet n’ont pas encore été levé : clarification des sources d’approvisionnement en pétrole brut, positionnement régional de la nouvelle raffinerie dans le contexte méditerranéen déjà marqué par la surcapacité des unités de raffinage.

Succès de la mission services pétroliers et parapétroliers en Tunisie

Haithem BEN AOUN - 25-mai-2011 17:19:25
Du 18 au 20 mai 2011, la Mission Economique UBIFRANCE de Tunis a organisé, en partenariat avec Total Développement Régional , la visite d’une délégation de 10 entreprises françaises venue découvrir le marché tunisien des services pétroliers et parapétroliers. Précédé par la rédaction d’une étude d’analyse et potentiel de marché sur le pétrole et le gaz en Tunisie , cet évènement était destiné à faire redécouvrir aux sociétés françaises les opportunités offertes par le marché tunisien, en offrant à ces entreprises le panorama le plus complet possible du marché local, tout en favorisant l’établissement immédiat de relations d’affaires.   Le programme de cette mission collective comportait trois étapes : - Une première journée réservée aux rencontres, avec certaines des plus importantes sociétés présentes sur le marché (donneurs d’ordres, sociétés de services) afin de mieux appréhender leurs stratégies en Tunisie ; - Une seconde journée consacrée à des visites techniques de sites de production ou de stockage d’hydrocarbures au sud de Sfax ; - Une dernière journée à Sfax consacrée à des rencontres d’affaires « BtoB » (près de 80 rendez-vous) pour des contacts plus ciblés selon les besoins et objectifs des entreprises. La variété des produits et des services proposés par le panel des 10 entreprises était très représentatif des différents métiers du secteur et offrait un éclairage sur la diversité et le haut niveau technique de l’offre française sur le marché des services pétroliers (forages, approvisionnement en produits et équipements industriels, dépollution maritime, construction et aménagement des installations de stockage des hydrocarbures, automatisation des vannes et valves industrielles, équipements de traitement des gaz, ingénierie et formation HSQE, courtage maritime). Cette initiative a été suivie avec beaucoup d’intérêt par les partenaires tunisiens d’UBIFRANCE. Trois interventions d’experts et de représentants institutionnels du secteur ont ainsi rythmé la matinée du 18 mai. M. Khaled Kaddour, Directeur Général de l’Energie , a présenté, lors du séminaire d’ouverture, les grands projets dans le secteur de l’énergie. Un excellent accueil a été réservé aux entreprises par l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières ( ETAP ). Enfin, des représentants de l’Association Tunisienne du Pétrole et du Gaz ( ATPG ) ont participé à un déjeuner organisé par UBIFRANCE aux Berges du Lac à Tunis. Après une après-midi consacrée à des visites aux sièges de sociétés actives en Tunisie, le point d’orgue de la première journée fut une réception offerte aux acteurs du pétrole et du gaz en Tunisie par Total Développement Régional avec le soutien de Total Tunisie. Les visites techniques au sud de Sfax ont permis aux participants de découvrir des sites très significatifs du niveau technique atteint par le secteur pétrolier et gazier en Tunisie : l’unité de production d’Hannibal de BG Tunisia , qui développe en Tunisie un savoir-faire pour l’exploitation de gisements off-shore riches en H2S, et le site de Tankmed, important site de stockage pétrolier en Mer Méditerranée. Avec la présence, le 20 mai, d’au moins trente entreprises tunisiennes lors des rencontres d’affaires organisées à la Maison de France de Sfax , les participants français ont été convaincus par le potentiel et le dynamisme de la région de Sfax. Une expérience qui s’est révélée bénéfique pour les deux parties : « j’ai rencontré trois entreprises que je souhaitais contacter depuis des mois, UBIFRANCE m’a fait économiser un billet d’avion et plusieurs semaines de travail » a ainsi précisé un participant tunisien aux rencontres. Du côté français, l’enthousiasme n’était pas moindre : « il nous faudra au moins trois semaines pour analyser les opportunités que nous avons identifiés lors de nos rencontres » estimait le représentant d’une des sociétés présentes, très sollicitée lors des entretiens. Un constat était alors partagé par l’ensemble des parties-prenantes : « il faudra revenir ».  
Qui nous sommes
Olivier PRADET , Directreur Business France Tunis: Business France Tunis accompagne les entreprises françaises dans leurs projets de développement sur le marché tunisien à l’export comme à l’implantation. Notre équipe allie compétence et expérience pour faciliter les relations commerciales entre entreprises françaises et tunisiennes.   -    Business France Tunis entretient des relations continues avec les entreprises de toutes les régions tunisiennes. -    Une équipe de 12 experts intervient dans les quatre filières suivantes : AGROTECH (Produits et Technologies Agroalimentaires) ART DE VIVRE-SANTE (Bien-être, Consommation, Mode, Habitat, Santé), INDUSTRIE & CLEANTECH (Infrastructures, Transports, Industrie), et  TECH & SERVICES  (Nouvelles technologies, Innovation, Services). -    Business

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